La polémique autour du cumul des fonctions de ministre de la Justice et de celle de Président de l’Assemblée générale des Etats parties de la Cpi a bien fini de faire sortir le Garde des sceaux de son...”terrier”. Pour remettre les choses à l’endroit, Me Sidiki Kaba s’en est remis à Macky Sall qui, selon lui “ est le titulaire du décret et bénéficiaire de la légitimité démocratique et constitutionnelle pour choisir ses collaborateurs et leur confier des tâches qu’il estime devoir leur conférer”.
Alors que la presse a fait état de son départ imminent du gouvernement, en raison du cumul de fonctions qui est reproché de vouloir briguer à la fois les charges de ministre de la Justice et de président de l’Assemblée générale des Etats parties de la Cour pénale internationale, Me Sidiki Kaba a remis, avec un brin d’humour, les choses à l’endroit. C’était à l’occasion de la conférence de presse organisée conjointement avec le Procureur adjoint de la Cpi, James Stewart. Ecartant la “polémique inutilement entretenue”, le Garde des sceaux s’en est remis à Macky Sall qui, selon lui, “est titulaire du décret et d’une légitimité démocratique et constitutionnelle pour choisir ses collaborateurs et leur confier des tâches qu’il estime devoir leur conférer”.
Et le ministre de la Justice de flinguer sans demi-mesure ceux qui annoncent vaille qe vaille son départ du gouvernement: “on ne construit pas quelque chose de solide dans la fiction. Il y a la polémique parce qu’il y a ceux qui construisent dans la fiction. Nous sommes dans le travail”. Me Sidiki Kaba n’a pas manqué par ailleurs de réaffirmer sa reconnaissance envers le chef de l’Etat qui, à ses yeux, n’a ménagé aucun effort pour la réussite de sa candidature à l’Assemblée générale des Etats parties au statut de Rome de la Cpi. Dans la foulée, l’actuel ministre de la Justice qui semble déjà dans les habits de ses fonctions internationales a précisé: “ Je serai à partir de lundi 08 Décembre, à l’Assemblée génèrale des Etats parties au statut de Rome par le choix qui a été fait par le Président de la République, Macky Sall, sur mon nom. C’est lui qui a promu et défendu ma candidature qui a abouti à une élection”, a-t-il lancé devant l’assistance.
Le procès de l’ancien ministre d’Etat, Karim Wade, s’est également invité dans les échanges. Là , le ministre de la Justice a appelé à la sérénité et recommandé la patience en raison de la particularité du temps judiciaire. “Le procès n’est pas bâclé. Il suit le rythme de la justice qui nécessite à la fois le recul mais également la profondeur dans les analyses et dans l’examen des pièces”. Raison pour laquelle il a suggéré “de ne pas montrer de l’impatience” car le “souhait commun est qu’il se déroule jusqu’à son terme et que le droit soit dit”.
Sud Quotidien

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