Le Sénégal ni dispose d’armes chimiques ni d’installations de fabrication de ces armes mais peut être confronté à des risques de sûreté et de sécurité de produits chimiques, a indiqué, mardi à Dakar, le ministre des Forces armées, Augustin Tine.

''Le Sénégal ne fabrique pas d’armes chimiques et ne détient pas cette catégorie d’armement. Cependant notre pays n’est pas à l’abri de risques liés à l’utilisation légitime ou non de produits chimiques'', a-t-il dit.

Augustin Tine s’exprimait à l’ouverture d’un cours sous-régional de formation à l’intention des fonctionnaires des douanes des Etats parties d’Afrique centrale, du Nord et de l’Ouest sur les aspects techniques du régime de transferts de la convention sur l’interdiction des armes chimiques.

Cette rencontre de quatre jours, initiée par l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), vise également à permettre aux fonctionnaires des douanes de confronter leurs expériences et bonnes pratiques.

''Les produits chimiques sont omniprésents sur le territoire national et jouent un rôle essentiel dans le fonctionnement de la vie quotidienne sociale. Les cimenteries, les industries médicales et textiles ont besoin, ainsi, que les consommateurs, des produits chimiques ou des produits qui en contiennent'', a relevé M. Tine.

Or, ''leurs propriétés intrinsèques font que les produits chimiques peuvent présenter des risques de sureté et de sécurité'', a poursuivi le ministre des Forces armées.

Selon lui, ''la douane est un acteur clé dans la mise en œuvre de la Convention sur les armes chimiques''.

Elle est ''l’organisation la plus appropriée pour faire appliquer les restrictions de transferts dans les opérations commerciales'', a soutenu le ministre.

Rappelant les dommages que peuvent provoquer les produits chimiques, Augustin Tine a assuré que le Sénégal a pris des mesures idoines pour ''faire face aux menaces des armes chimiques'' en signant une Convention sur l’interdiction de la mise au point de ce type d'arme.

''La Commission nationale sur les armes nucléaires, biologiques et chimiques a prévu, dans le cadre de son plan d’action des activités de sensibilisation, d’éducation tendant à mieux faire connaître les dispositions de la convention ratifiée en 1998’’, a dit M.Tine

Augustin Tine a par ailleurs invité les industriels membres de l’OIAC à une ''franche collaboration'' avec les services compétents de la Direction générale des douanes et de la Commission nationale.

''Cette coopération permettrait à notre pays de soumettre à temps ses déclarations annuelles à l’OIAC et d’échanger dans les domaines d’informations sur les importants, les exportations, le transit et le transbordement des produits chimiques'', a-t-il estimé.
APS

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