L’Union pour la presse francophone (UPF) n’est pas contente, alors pas du tout, des poursuites contre les trois journalistes sénégalais pour motif de violation du secret défense ou de l’instruction, c’est selon. Dans un communiqué rendu public le 17 juillet dernier, l’Upf «condamne fermement cette vague de convocations et de garde à vue des journalistes qui menace la liberté d’expression et porte atteinte au principe sacré de la protection des sources.
Ces interpellations en série interviennent dans un contexte où les professionnels des médias attendent l’adoption d’un nouveau Code de la presse. Elle jette un discrédit sérieux sur la volonté des autorités sénégalaises de défendre la liberté de presse. Malgré les appels répétés des professionnels des médias et de la Communauté internationale, la dépénalisation des délits de presse n’est toujours pas à l’ordre du jour».
Aussi, l’Upf appelle-t-elle «les autorités judiciaires sénégalaises à l’abandon immédiat de toutes les charges et poursuites contre les trois journalistes».
Dans son document, l’Upf rappelle que Alioune Badara Fall, directeur de publication du quotidien privé L’Observateur, et Mamadou Seck, reporter au même journal, ont été placés en garde à vue mardi 14 juillet, puis présentés le lendemain au Parquet qui les a de nouveau convoqués jeudi 16 juillet, parce qu’accusés de «violation de secret défense».
Le même jour un autre journaliste, Mohamed Guèye, directeur de publication du journal Le Quotidien, était également auditionné par un juge pour motif de «violation du secret de l’instruction». On lui reproche d’avoir publié des procès-verbaux d’enquête de la gendarmerie sur l’affaire dite Thione Seck, un artiste sénégalais emprisonné.
Le Quotidien
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)

Enregistrer un commentaire