Après 40 d’existence, la Cedeao veut amener du sang neuf aussi bien au niveau de ses instances que sur les hommes qui l’incarnent. Cette dynamique vise à adapter l’organisation sous régionale au nouveau contexte, mais également à passer à la Cedeao des Etats à une Cedeao des Peuples.

Créée en 1975, la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) veut se moderniser. En effet, deux semaines après la tenue de son comité ministériel ad hoc, axé sur la fin de mandat des fonctionnaires statutaires et la réforme institutionnelle, la Cedeao veut accélérer la cadence sur ces deux points.

Lors de la Session extraordinaire du Conseil des ministres de la Cedeao sur la nomination des fonctionnaires statutaires et la réforme institutionnelle, qui s’est ouverte hier à Dakar, il était question de valider les recommandations dudit comité ad hoc. Cette nouvelle dynamique vise à permettre à l’organisation sous régionale de s’adapter au nouveau contexte et de contribuer à l’accélération du rythme de l’intégration régionale en Afrique de l’Ouest. «Une réforme intelligente menée et cohérente donnerait naissance à des institutions plus fortes plus souples et efficaces. Dans la meme logique, des institutions moins bureaucratiques et plus soucieuses d’une gestion budgétaire rationnelle seraient plus viables dans un contexte de raréfaction des ressources et d’amplification des besoins. Nous devrions donc œuvrer à faire de nos institutions des modèles de gouvernance répondant aux standards en termes de management», plaide Mankeur Ndiaye, ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur et président du conseil des ministres de la Cedeao.
Soucieuse de l’amélioration des conditions de vie des populations et de la forte demande sociale, la Cedeao a adopté depuis 2007 la Vision 2020 qui prône le passage d’une Cedeao des Etats à une Cedeao des Peuples. «Cette réforme est d’autant plus nécessaire que la réalisation de la Vision 2020 nécessite une dynamique nouvelle», souligne Kadré Désiré Ouédraogo, président de la commission de la Cedeao.
De son côté, Mankeur Ndiaye soutient qu’en accélérant la réforme institutionnelle, le Cedeao se doterait, en partie, «de moyens de donner corps à cette vision et d’ériger véritablement un espace communautaire ouest africain stable et prospère, dans lequel les populations vivent dans la dignité et la paix dans un Etat de droit et de bonne gouvernance.»
S’agissant du renouvellement du personnel, il a été décidé en 2012 que tous les pays de la Cedeao soient représentés en commission. Par conséquent, le nombre de commissaires est passé de 9 à 15 dont un pour chaque pays membre. La rencontre d’hier cherchait logiquement à harmoniser la fin des mandats. «Lorsque ces nouveaux commissaires étaient arrivés, les autres avaient déjà accompli 2 ans. De ce fait, les uns vont terminer leur mandat de 4 ans en 2016 et les autres en 2018. Dans ce cas, puisqu’on veut harmoniser les positions de sorte qu’on puisse avoir une rotation complète de tous les pays pour accéder au poste de commissaire, il faut amener la fin des mandats soit à 2016 ou à 2018», explique Khadim Diop, ministre de l’Intégration africaine, du Népad et de la Bonne gouvernance du Sénégal.Après 40 d’existence, la Cedeao veut amener du sang neuf aussi bien au niveau de ses instances que sur les hommes qui l’incarnent. Cette dynamique vise à adapter l’organisation sous régionale au nouveau contexte, mais également à passer à la Cedeao des Etats à une Cedeao des Peuples.

Créée en 1975, la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) veut se moderniser. En effet, deux semaines après la tenue de son comité ministériel ad hoc, axé sur la fin de mandat des fonctionnaires statutaires et la réforme institutionnelle, la Cedeao veut accélérer la cadence sur ces deux points.

Lors de la Session extraordinaire du Conseil des ministres de la Cedeao sur la nomination des fonctionnaires statutaires et la réforme institutionnelle, qui s’est ouverte hier à Dakar, il était question de valider les recommandations dudit comité ad hoc. Cette nouvelle dynamique vise à permettre à l’organisation sous régionale de s’adapter au nouveau contexte et de contribuer à l’accélération du rythme de l’intégration régionale en Afrique de l’Ouest. «Une réforme intelligente menée et cohérente donnerait naissance à des institutions plus fortes plus souples et efficaces. Dans la meme logique, des institutions moins bureaucratiques et plus soucieuses d’une gestion budgétaire rationnelle seraient plus viables dans un contexte de raréfaction des ressources et d’amplification des besoins. Nous devrions donc œuvrer à faire de nos institutions des modèles de gouvernance répondant aux standards en termes de management», plaide Mankeur Ndiaye, ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur et président du conseil des ministres de la Cedeao.
Soucieuse de l’amélioration des conditions de vie des populations et de la forte demande sociale, la Cedeao a adopté depuis 2007 la Vision 2020 qui prône le passage d’une Cedeao des Etats à une Cedeao des Peuples. «Cette réforme est d’autant plus nécessaire que la réalisation de la Vision 2020 nécessite une dynamique nouvelle», souligne Kadré Désiré Ouédraogo, président de la commission de la Cedeao.
De son côté, Mankeur Ndiaye soutient qu’en accélérant la réforme institutionnelle, le Cedeao se doterait, en partie, «de moyens de donner corps à cette vision et d’ériger véritablement un espace communautaire ouest africain stable et prospère, dans lequel les populations vivent dans la dignité et la paix dans un Etat de droit et de bonne gouvernance.»
S’agissant du renouvellement du personnel, il a été décidé en 2012 que tous les pays de la Cedeao soient représentés en commission. Par conséquent, le nombre de commissaires est passé de 9 à 15 dont un pour chaque pays membre. La rencontre d’hier cherchait logiquement à harmoniser la fin des mandats. «Lorsque ces nouveaux commissaires étaient arrivés, les autres avaient déjà accompli 2 ans. De ce fait, les uns vont terminer leur mandat de 4 ans en 2016 et les autres en 2018. Dans ce cas, puisqu’on veut harmoniser les positions de sorte qu’on puisse avoir une rotation complète de tous les pays pour accéder au poste de commissaire, il faut amener la fin des mandats soit à 2016 ou à 2018», explique Khadim Diop, ministre de l’Intégration africaine, du Népad et de la Bonne gouvernance du Sénégal.

Le Quotidien

Enregistrer un commentaire

 
Top
SUNU SITE extension