Me Assane Dioma Ndiaye, avocat de la partie civile dans le procès de Hissène Habré, a souligné, vendredi à Dakar, ‘’l’impuissance‘’ des Chambres africaines extraordinaires (CAE) face à l’arrêt de la retransmission en direct du procès de l’ancien chef d’Etat au Tchad, avant d’appeler le gouvernement sénégalais à faire respecter l’accord entre les deux Etats.

De nombreux médias locaux ont fait état du rappel des journalistes de la télévision publique tchadienne par l’actuel président tchadien Idriss Déby Itno.

‘’Nous avons saisi les Chambres qui nous ont avoué leur impuissance et aujourd’hui nous interpellons l’Etat du Sénégal, car au-delà du statut (des CAE), il y a un accord entre le Sénégal et le Tchad avec des obligations réciproques’’ a-t-il dit interpellé par des journalistes au sortir de l’audience.

‘’Les deux Etats sont débiteurs des obligations stipulées dans cet accord. Donc nous invitons l’Etat du Sénégal a faire très rapidement en sorte que la retransmission puisse être effective au Tchad et que les victimes qui sont restées puissent vivre ce procès et en tirer toutes les leçons’’, a dit l’avocat.

’’Je ne pensais jamais que Déby allait faire obstruction par rapport à la diffusion de ce procès au Tchad car ce procès se déroule avec une centaine de victimes au moins, or toute victime a le droit d’assister à son procès’’, a souligné Me Ndiaye .

Selon l’avocat de la partie civile, ‘’du fait de la rupture de la territorialité on a pensé que la retransmission télévisuelle ou audiovisuelle serait une compensation de cette privation de ce droit d’assister à son propre procès’’.

’’On s’étonne que le Tchad brouille les images et ne permette pas aux télévisions tchadiennes même privées de reprendre le signal de la RTS. C’est pour cela que nous avons protesté au plus haut niveau étant des mandataires de ces victimes ‘’, a-t-il fait savoir.

APS

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