Le Chef de l’Etat, Macky Sall ne veut pas d’un troisième mandat parce que celui de 7 ans en cours sera, conformément à l’orientation du Conseil constitutionnel, "forcément" comptabilisé forcément, a soutenu, jeudi à Dakar, le ministre de la Gouvernance locale, du Développement et de l’Aménagement du territoire, Abdoulaye Diouf Sarr.

"Il ne faut pas bluffer les populations, ni semer la confusion, si le Chef de l’Etat est réélu pour cinq ans, son mandat actuel en cours sera comptabilisé", a-t-il assuré en marge de l’atelier de lancement du processus d’actualisation de la politique de formation des élus locaux.

Voter massivement "Oui" au référendum du 20 mars équivaut à "voter pour la victoire de la démocratie, de la citoyenneté et de l’état de droit", a soutenu le membre du bureau politique de l’Alliance pour la République (APR au pouvoir) qui a rappelé que "depuis le programme +Yonou Yokouté+ du candidat Macky Sall l’option a été toujours le quinquennat".

"Notre référentiel programmatique était déjà calé sur un mandat de cinq ans", a-t-il ajouté.

Abdoulaye Diouf Sarr a retenu que le Chef de l’Etat "n’est jamais sorti de cette conviction profonde que pour renforcer la démocratie il faut aller vers le quinquennat mais un quinquennat renouvelable une seule fois".

"Nous aurions voulu l’applicabilité du quinquennat avec ce mandat mais le Sénégal s’adosse sur une constitution qu’il ne faut pas fragiliser’" a souligné Abdoulaye Diouf Sarr.

Selon le ministre, "le Président Sall ne sera pas le premier Chef de l’Etat depuis 1960 à déchirer l’avis du Conseil Constitutionnel qui garantit la stabilité nationale".
APS

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