Rien ne semble arrêter le promoteur immobilier dans sa tentative de morcellement du parking du stade Léopold Senghor. Malgré les mises en garde du ministre des Sports, il a encore posé un autre acte ce week-end en déversant du sable et du béton sur le site.
Décidémment, les week-ends et les jours fériés semblent être les moments les plus indiqués pour le promoteur de poser des actes dans sa tentative de morcellement du parking du stade Léopold Senghor. Ce samedi, celui qui tient vaille que vaille à construire des logements sur l’une des réserves foncières dudit stade, a remis ça. Et cette fois-ci, il est allé plus loin que l’autre jour quand il avait pris quelques repères, une manière de préparer le bornage du site.
C’est en effet du sable et du béton (voir photo) qui ont été déchargés par un camion ce samedi après-midi. Avant que les maçons ne passent à l’action hier dimanche. Notre descente sur les lieux nous a permis de constater que le promoteur n’entend pas baisser les bras. Il a d’ailleurs fait tomber une partie du mur de clôture pour permettre au véhicule lourd d’accéder sur le site. Ce nouvel acte posé ce week-end vient donc confirmer sa détermination.
Déjà, il avait profité du Magal de Touba pour clôturer le site en question. Le mois dernier, il était revenu sur les «lieux du crime» pour prendre des repères sur le mur de clôture. Une manière de donner corps à ce projet immobilier ayant valu aux mécaniciens de recevoir 40 millions Cfa en guise de dédommagement.
Mor Diagne, membre de l’Amicale des moniteurs d’auto-école, avait d’ailleurs révélé que l’entrepreneur s’apprêtait à ériger des piquets pour mieux délimiter les «54 parcelles» annoncées sur ce site. «C’est à l’Etat de prendre ses responsabilités pour que ces 54 logements ne sortent de terre. Faut savoir que le promoteur n’a pas baissé les bras. Il est toujours dans sa logique de morceler le site», avertit le trésorier-adjoint de ladite l’Amicale. «Si on laisse passer ce projet, le stade ne répondra plus aux normes. L’Etat doit préserver cette réserve qui est la seule qui reste après le bradage foncier du régime libéral. A défaut d’y construire une salle de basket, le ministère des Sports peut y construire entre autres ses bureaux», recommande-t-il.
Le Quotidien

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