Dans moins de deux jours, les syndicats d’enseignants vont rencontrer le ministre de l’Economie, des finances et du plan si bien sûr le document de sortie de crise est validé par le président de la République. Cette annonce a été faite lors d’un atelier de renforcement de capacités sur l’utilisation des outils, le contrôle citoyen au niveau du suivi et de la mise en œuvre du plan national sectoriel et de l’exécution des budgets, organisé par la Cosydep.
Depuis le début de l’année scolaire, les syndicats d’enseignants alternent grèves et cours. De l’élémentaire au supérieur en passant par le moyen-secondaire, les revendications sont les mêmes : respect des accords signés avec le gouvernement. Le coordonnateur de la Coalition des organisations en synergie pour la défense de l’éducation publique (Cosydep), qui a organisé hier un atelier de renforcement de capacités sur l’utilisation des outils, ne cache pas sa «déception». Impuissant, Cheikh Mbow implore le gouvernement à «nous aider à faire en sorte qu’on n’ait plus de revendications basées sur le respect des accords». Pour parvenir à une stabilité dans les écoles et universités, le patron de la Cosydep, organisation de défense des intérêts de l’école, pense que «si nous travaillons à ce qu’il y ait une véritable rupture», une solution définitive et durable pourra être trouvée. Durant cette session de formation qui a réuni les 14 coordonnateurs régionaux de la Cosydep, de la Fédération nationale des parents d’élèves et des syndicats d’enseignants, Cheikh Mbow a insisté sur la nécessité d’organiser un dialogue pour rapprocher les positions : «Il faut travailler à renforcer le dialogue politique, mais un dialogue éclairé. Et pour ce faire, il est important que nos coordonnateurs puissent disposer des outils et instruments leur permettant d’analyser la politique éducative, mais aussi d’analyser les orientations budgétaires.»
Venu représenter Innocence Ntap Ndiaye, présidente du Haut conseil du dialogue social (Hcds), à l’atelier de renforcement de capacités sur l’utilisation des outils, le contrôle citoyen au niveau du suivi et la mise en œuvre du plan national sectoriel et de l’exécution des budgets, organisé par la Cosydep, Pape Birama Diallo, vice-président du Haut conseil du dialogue social, laisse entrevoir un peu d’espoir. Il dit : «La rencontre décisive va avoir lieu normalement d’ici deux jours avec le ministre de l’Economie, des finances et du plan qui, après avoir fait quelques simulations, va revenir autour de la table pour proposer une solution de sortie de crise.» Si évidemment le document est validé par le président de la République.
Le Quotidien
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