Exporté via des filières clandestines, le pétrole des djihadistes se retrouverait dans les voitures européennes et américaines.
Alors que les avions ont bombardé les installations pétrolières contrôlées par l'Etat islamique, l'or noir des djihadistes se retrouverait dans nos stations essences, "sans qu'aucun contrôle ne soit possible" rapporte Europe 1. A l'heure actuelle, l'Etat islamique est détenteur d'une douzaine de champs pétroliers, principalement au nord de l'Irak ou en Syrie.
Cet or noir représente une véritable manne financière pour l'organisation terroriste, puisqu'il lui rapporterait pas moins de 3 milliards de dollars par jour. Selon RFI, le carburant, principalement du diesel, serait de mauvaise qualité.
Cet or noir représente une véritable manne financière pour l'organisation terroriste, puisqu'il lui rapporterait pas moins de 3 milliards de dollars par jour. Selon RFI, le carburant, principalement du diesel, serait de mauvaise qualité.
Des prix défiant toute concurrence
Si une partie du pétrole est utilisée pour leurs propres véhicules - camions, chars et 4 X 4 - une autre est exportée et se retrouve ainsi dans des raffineries occidentales : européennes ou américaines. Pour ce faire, il transite par le Kurdistan et par les réseaux mafieux turcs, explique Europe 1. Pour vendre son or noir, l'Etat islamique n'hésite pas à casser les prix. Le baril est ainsi proposé à 30 dollars, contre 90 dollars en moyenne sur le marché légal.
L'organisation terroriste va même jusqu'à camoufler son pétrole : "L'Etat islamique ne peut évidemment pas commercialiser son pétrole comme une compagnie pétrolière ayant pignon sur rue", affirme Francis Perrin, président de Stratégies et politiques énergétiques, sur le site de la radio. C'est pourquoi, le carburant est mélangé au pétrole d'autres provenances, devenant ainsi Turkmène, Kurde ou Irakien. Ce pétrole de contrebande est ensuite mis sur le marché et vendu à travers le monde, en Europe, en Asie et aux Etats-Unis.
Francis Perrin exclut une possible complicité des négociants en hydrocarbures. "Cela me semble hautement improbable, vu le contexte actuel". Par ailleurs, seule une infime partie de cet or noir se retrouve en Occident, soit une quantité négligeable. Et pour cause, l'Etat islamique produit environ 80.000 barils par jour : 0,1% de la production mondiale.
Camille Legrand - 6Medias
L'organisation terroriste va même jusqu'à camoufler son pétrole : "L'Etat islamique ne peut évidemment pas commercialiser son pétrole comme une compagnie pétrolière ayant pignon sur rue", affirme Francis Perrin, président de Stratégies et politiques énergétiques, sur le site de la radio. C'est pourquoi, le carburant est mélangé au pétrole d'autres provenances, devenant ainsi Turkmène, Kurde ou Irakien. Ce pétrole de contrebande est ensuite mis sur le marché et vendu à travers le monde, en Europe, en Asie et aux Etats-Unis.
Francis Perrin exclut une possible complicité des négociants en hydrocarbures. "Cela me semble hautement improbable, vu le contexte actuel". Par ailleurs, seule une infime partie de cet or noir se retrouve en Occident, soit une quantité négligeable. Et pour cause, l'Etat islamique produit environ 80.000 barils par jour : 0,1% de la production mondiale.
Camille Legrand - 6Medias

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