Une mission du Fond monétaire international (FMI), qui séjourne à Dakar depuis le 16 septembre, a qualifié vendredi le Plan Sénégal émergent d'''excellent'' plan de développement économique, saluant en même temps l’engagement des autorités sénégalaises, à le mettre en œuvre, tout en préservant une politique budgétaire adéquate et un niveau de dette soutenable.

‘’Nous pensons que le PSE est un excellent plan de développement, qui devrait [conduire] à une émergence. La question est comment le mettre en œuvre pour atteindre les résultats’’, a dit son chef Ali Mansoor.

S’exprimant en conférence de presse, il a indiqué que le FMI est en accord avec les autorités, tout en rappelant que l’émergence économique et sociale nécessite le maintien d’un cadre macro-économique sain et l’accélération des réformes, pour améliorer la productivité et l’environnement des affaires.

‘’La mission, a-t-il souligné, a salué l’engagement des autorités à mettre en œuvre le PSE tout en préservant une politique budgétaire adéquate et un niveau de dette soutenable. Ceci requiert la poursuite des efforts de mobilisation et de rationalisation des dépenses de consommation publiques ainsi que l’amélioration de la qualité des dépenses publiques.’’

Il a indiqué que la mission a discuté avec les autorités de différentes mesures à même de conduire à un déficit budgétaire de 4,0% en 2015, sans nuire à la croissance économique.

M. Mansoor a aussi dit avoir évoqué avec eux la nécessité de continuer à améliorer la gestion des finances publiques et la gouvernance économique, ainsi que celle de renforcer les capacités pour accroître l’efficience des investissements publics.

La mission a encouragé les autorités à accélérer la mise en œuvre des réformes structurelles, condition essentielle pour la réussite du PSE. ''Il s’agit notamment des mesures visant l'amélioration du climat des affaires et de la gouvernance, et l'approfondissement du secteur financier'', a-t-il précisé.

Il a cité l'exemple de l'Ile Maurice qui a réussi son plan de développement. Dans ce pays, ''l'investissement public est passé de 6% du PIB à 9 %'', a-t-il indiqué.

''Mais en dépit de cette augmentation de l'investissement public qui est nécessaire, mais loin d'être suffisante, pour réussir, il faut qu’il y ait cet investissement privé qui suit [...]'', a-t-il fait observer.

Selon lui, les pays ayant réussi, y sont arrivés parce qu'ils sont parvenus à sensiblement augmenter l'investissement direct étranger pour la production des exportations des biens et services.

''Si l'on regarde donc le PSE, on voit que tous ces éléments sont réunis,
et c'est dans ce sens que nous disons que c'est un bon plan. Mais ce qui reste à voir, c'est comment le mettre en œuvre. Les débuts sont encourageant mais il y a toute une série de réformes qu'il faudrait mettre en place afin que le programme réussisse'', a-t-il aussi signalé.

APS

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