L’exploitation des phosphates de Matam prendra en compte des projets sociaux destinés aux populations locales. Sur instruction du président de la République, 655 millions de FCfa seront accordés aux populations, par an et pendant 25 ans. La révélation a été faite, hier, par Eugène Diokh, directeur de la Société d’études et de réalisation des phosphates de Matam. C’était lors de la visite que le président de la République, Macky Sall, a effectué à Ndindory, une localité de la région de Matam qui abrite d’importants gisements de phosphates. « Ce sont les populations qui choisissent la destination de cet argent », a indiqué Eugène Diokh. Ibrahima Sarr, le directeur de la Société minière de la vallée du fleuve Sénégal (Somiva) a confirmé l’importance que l’Etat accorde aux projets sociaux dans l’exploitation des phosphates du nord du Sénégal. « Nous allons offrir des infrastructures aux populations avant le démarrage. Nous leur avons demandé les types d’infrastructures qu’elles souhaitent avoir », a dit M. Sarr.
Les propos de ce responsable sont également confirmés par l’exposition à l’intérieur des installations de la société. Des documents affichés sur un tableau renseignent qu’une école primaire et une case des tout-petits ont été construits par les exploitants. Selon Ibrahima Sarr, la prochaine étape est la maîtrise de l’eau. « Dans la seconde étape, nous avons choisi l’hydraulique compte tenu du potentiel que regorge cette région », a dit M. Sarr. Le recours à la main d’œuvre locale ne sera pas en reste. « Nous ferons le maximum pour qu’il y ait, le plus possible, d’emplois. Nous avons demandé aux populations d’avoir une qualification pour accéder à l’emploi. Quand il y a des candidats à qualification égale, nous prendrons les gens de Matam », a déclaré M. Sarr. Le directeur de la Serpm a estimé que l’exploitation du phosphate peut changer le visage de Matam. Selon lui, le gisement peut fabriquer tout type d’engrais. « La région doit en profiter, parce qu’elle a un avenir hydro-agricole extrêmement développé. Sur une distance de 100 kilomètres, nous avons toute une bande qui fait l’objet d’une prospection très intéressante. Plusieurs permis de recherche ont été délivrés. J’espère que ceux qui ont ces permis trouveront quelque chose pour que le Sénégal soit un pays prospère », a dit Eugène Diokh.
MACKY SALL A LA FIN DE SA VISITE A MATAM : « Les Foutankés doivent s’attendre à une reprise en force de la riziculture »
Au terme de son périple dans la région de Matam, le président de la République, Macky Sall, a estimé que les populations de cette partie du Sénégal doivent maintenant s’attendre à une reprise en force de la riziculture.
« Les Foutankés peuvent s’attendre à une reprise, en force, de la riziculture et de toutes les autres cultures qui doivent être développées », a déclaré le président de la République. Le chef de l’Etat a rappelé avoir rencontré les producteurs d’oignon, de patate douce et de tomate lors du forum organisé, avant-hier, à Matam. « La Vallée est devenue un espace où toute l’économie locale peut s’organiser et assurer le plein épanouissement de la région et du Sénégal », a-t-il dit. Le président s’est réjoui que les populations aient compris cela. « Elles ont compris que j’ai décidé de donner un coup de fouet à la production céréalière. L’agriculture est devenue un levier principal de notre économie. J’ai écouté le message des populations. Un message de réconfort et cela correspond à mes attentes », a-t-il lancé.
S’agissant des Sénégalais de la diaspora, Macky Sall a affirmé que ceux-ci sont des acteurs de premier plan dans le Fouta qui a souvent été oublié. « Ce n’est qu’avec l’apport immense de la diaspora que les infrastructures sociales, dans la plupart des villages, ont pu être réalisées. Aujourd’hui, la diaspora s’implique dans des projets économiques notamment d’agriculture et d’élevage », s’est-il réjoui.
CHEIKH AMAR, DIRECTEUR GENERAL DE TSE : « Nous allons construire une usine d’engrais à Matam »
Le directeur général de Tse, Cheikh Amar qui fait partie des exploitants des phosphates de Matam a déclaré, hier, qu’une usine d’engrais sera construite à Matam pour accompagner le développement de la riziculture dans la vallée du Fleuve. « Ces engrais aideront les exploitants à améliorer leurs productions », a affirmé Cheikh Amar lors de la visite du président de la République à Ndindory.
M. Amar s’est réjoui de la présence du président de la République sur le site de Ndindory. « Le président croit au privé national. Après son élection, il m’a appelé pour me confirmer le décret qui a été pris pour l’exploitation des phosphates de Matam. Il m’a ensuite demandé de poursuivre le travail sur le terrain », a dit Cheikh Amar. « Je suis heureux de le voir ici. Nous avons des partenaires techniques et financiers, mais c’est un projet qui concerne tous les Sénégalais. Nous le remercions. Le président croit au privé national même si nous avons besoin d’un transfert de technologie », a poursuivi Cheikh Amar.
Un programme d’électrification des villages de la vallée du fleuve
Les villages situés dans la vallée du fleuve Sénégal bénéficieront du programme d’électrification rurale initié par l’Etat. La promesse a été faite hier à Bakel par le président de la République, Macky Sall.
Le président de la République, Macky Sall, a affirmé, hier à Bakel, que son gouvernement fera bénéficier, aux populations de la vallée du fleuve Sénégal, de l’électricité. «Nous avons un important programme d’électrification de 10 milliards de FCfa. Nous avons consacré 5 milliards à l’électrification rurale. Les villages situés le long du fleuve Sénégal, de Dagana à Bakel, bénéficieront de ce programme. Les villages ciblés seront publiés », a dit le chef de l’Etat qui présidait un forum qui a réuni tous les producteurs du département de Bakel.
L’électricité sera aussi renforcée dans la ville de Bakel, selon le chef de l’Etat. Après avoir inauguré le poste électrique de la ville réalisé par l’Omvs, le président Sall a déclaré que Bakel n’aura plus besoin de passer par Tambacounda pour avoir de l’électricité. « Ce poste vous apporte l’électricité qui vient directement de Manantali. C’est une opportunité pour Bakel », a dit le président Sall. Les populations ont listé plusieurs préoccupations qui portent essentiellement sur l’accès à la terre des femmes, le financement d’activités génératrices de revenus, le vol de bétail, etc. Le président a rappelé que tous les engagements qui avaient été pris par son gouvernement lors du conseil des ministres décentralisé à Tambacounda seront respectés. « J’ai mis en place un nouveau outil de supervision et de contrôle pour que les engagements puissent être réalisés », a dit le président Sall. « Tout ce qui a été dit fera l’objet d’un traitement approprié. Nous avons choisi de prendre la route pour entendre les populations au cours de cette tournée. Toutes les mesures qui ont été arrêtées lors du conseil des ministres seront exécutées. Un dispositif de suivi est mis en place. Les dépenses sont prises en charge par le Plan triennal d’investissement public », a indiqué M. Sall.
Revenant sur sa rencontre avec les producteurs de Bakel, le président Sall a dit avoir entendu le message des populations. « Ce message me réconforte, je partage votre diagnostic. Bakel n’a pas été au centre des priorités. C’est le département le moins fourni en aménagement dans les programmes de l’Omvs », a déploré le chef de l’Etat. Il a déclaré que des mesures urgentes seront prises, à partir de 2015 pour que Bakel soit au rendez-vous de l’autosuffisance en riz.
Le chef de l’Etat a estimé que les doléances des femmes qui portent sur l’accès au financement et à la terre sont justes. « Il n’y a pas de raisons que les femmes n’aient pas accès à la terre. Les femmes doivent disposer de leur part. La question sera prise en charge par la réforme foncière », a-t-il promis. Le président de la République a ajouté qu’après son passage, le ministre de la Famille passera pour octroyer des financements aux femmes pour leur permettre d’aborder la prochaine campagne agricole dans de meilleures conditions.
Les producteurs de Bakel posent leurs doléances
C’est en début de soirée que le président de la République a procédé, hier, à l’ouverture officielle du Forum des producteurs de la région de Tambacounda. Département parmi les plus excentrés du pays, Bakel, arrosé par le fleuve Sénégal, est frontalier de la Mauritanie et du Mali. Il est une zone d’échanges et de transit, mais il souffre paradoxalement de son enclavement, alors que son potentiel agricole est énorme. Lors de son allocution, le président de la République a reconnu, lui-même, que Bakel était le moins doté en infrastructures dans la Vallée du fleuve. C’est pour cela que les représentants des corps de métiers liés à l’agriculture et à l’élevage, du Boundou et du Gadiaga, ont tous axé leur intervention sur le nécessaire effort de l’Etat en vue de résorber le déficit du département en infrastructures de base. Le maire de Bakel, Ibrahima Babel Sall, a ainsi sollicité l’acquisition d’un bac, la construction d’un nouveau forage à Kidira, sans oublier le bitumage et l’assainissement de la capitale départementale. Le président du Conseil départemental a, pour sa part, plaidé pour le désenclavement de l’arrondissement de Kéniéba. Mais c’est surtout le prix de l’électricité qui est revenu dans les doléances : l’énergie est devenue la principale charge des producteurs ou responsables des périmètres irrigués. Certains d’entre eux ont déploré la vétusté de leurs installations comparées à celles des régions de Saint-Louis et de Matam. « La mauvaise qualité » des ouvrages hydrauliques, notamment des canaux d’irrigation. Pour Abdou Khadre Tandia, président des exploitants des périmètres de Bakel, « le Sénégal profond, c’est le pays réel », en exprimant « la frustration » des agriculteurs pour la mauvaise qualité des aménagements et l’insuffisance des équipements agricoles et l’insuffisance des pistes de production. Il a plaidé pour un développement de la mécanisation, la construction de magasins de stockage et la maintenance des ouvrages. Les femmes ont révélé la dureté de leurs conditions de travail, sans oublier de remercier le chef de l’Etat pour « l’effacement» de la dette des paysans auprès de la Caisse nationale de crédit agricole du Sénégal (Cncas). Elles ont particulièrement insisté pour avoir accès à la terre. Cette année, l’hivernage a été largement déficitaire dans le département de Bakel. Une forte doléance a ainsi été adressée au président Macky Sall pour que les populations bénéficient, dans un futur proche, de l’assistance de l’Etat pour la sécurité alimentaire des hommes et du bétail.
Le Soleil
CHEIKH AMAR, DIRECTEUR GENERAL DE TSE : « Nous allons construire une usine d’engrais à Matam »
Le directeur général de Tse, Cheikh Amar qui fait partie des exploitants des phosphates de Matam a déclaré, hier, qu’une usine d’engrais sera construite à Matam pour accompagner le développement de la riziculture dans la vallée du Fleuve. « Ces engrais aideront les exploitants à améliorer leurs productions », a affirmé Cheikh Amar lors de la visite du président de la République à Ndindory.
M. Amar s’est réjoui de la présence du président de la République sur le site de Ndindory. « Le président croit au privé national. Après son élection, il m’a appelé pour me confirmer le décret qui a été pris pour l’exploitation des phosphates de Matam. Il m’a ensuite demandé de poursuivre le travail sur le terrain », a dit Cheikh Amar. « Je suis heureux de le voir ici. Nous avons des partenaires techniques et financiers, mais c’est un projet qui concerne tous les Sénégalais. Nous le remercions. Le président croit au privé national même si nous avons besoin d’un transfert de technologie », a poursuivi Cheikh Amar.
Un programme d’électrification des villages de la vallée du fleuve
Les villages situés dans la vallée du fleuve Sénégal bénéficieront du programme d’électrification rurale initié par l’Etat. La promesse a été faite hier à Bakel par le président de la République, Macky Sall.
Le président de la République, Macky Sall, a affirmé, hier à Bakel, que son gouvernement fera bénéficier, aux populations de la vallée du fleuve Sénégal, de l’électricité. «Nous avons un important programme d’électrification de 10 milliards de FCfa. Nous avons consacré 5 milliards à l’électrification rurale. Les villages situés le long du fleuve Sénégal, de Dagana à Bakel, bénéficieront de ce programme. Les villages ciblés seront publiés », a dit le chef de l’Etat qui présidait un forum qui a réuni tous les producteurs du département de Bakel.
L’électricité sera aussi renforcée dans la ville de Bakel, selon le chef de l’Etat. Après avoir inauguré le poste électrique de la ville réalisé par l’Omvs, le président Sall a déclaré que Bakel n’aura plus besoin de passer par Tambacounda pour avoir de l’électricité. « Ce poste vous apporte l’électricité qui vient directement de Manantali. C’est une opportunité pour Bakel », a dit le président Sall. Les populations ont listé plusieurs préoccupations qui portent essentiellement sur l’accès à la terre des femmes, le financement d’activités génératrices de revenus, le vol de bétail, etc. Le président a rappelé que tous les engagements qui avaient été pris par son gouvernement lors du conseil des ministres décentralisé à Tambacounda seront respectés. « J’ai mis en place un nouveau outil de supervision et de contrôle pour que les engagements puissent être réalisés », a dit le président Sall. « Tout ce qui a été dit fera l’objet d’un traitement approprié. Nous avons choisi de prendre la route pour entendre les populations au cours de cette tournée. Toutes les mesures qui ont été arrêtées lors du conseil des ministres seront exécutées. Un dispositif de suivi est mis en place. Les dépenses sont prises en charge par le Plan triennal d’investissement public », a indiqué M. Sall.
Revenant sur sa rencontre avec les producteurs de Bakel, le président Sall a dit avoir entendu le message des populations. « Ce message me réconforte, je partage votre diagnostic. Bakel n’a pas été au centre des priorités. C’est le département le moins fourni en aménagement dans les programmes de l’Omvs », a déploré le chef de l’Etat. Il a déclaré que des mesures urgentes seront prises, à partir de 2015 pour que Bakel soit au rendez-vous de l’autosuffisance en riz.
Le chef de l’Etat a estimé que les doléances des femmes qui portent sur l’accès au financement et à la terre sont justes. « Il n’y a pas de raisons que les femmes n’aient pas accès à la terre. Les femmes doivent disposer de leur part. La question sera prise en charge par la réforme foncière », a-t-il promis. Le président de la République a ajouté qu’après son passage, le ministre de la Famille passera pour octroyer des financements aux femmes pour leur permettre d’aborder la prochaine campagne agricole dans de meilleures conditions.
Les producteurs de Bakel posent leurs doléances
C’est en début de soirée que le président de la République a procédé, hier, à l’ouverture officielle du Forum des producteurs de la région de Tambacounda. Département parmi les plus excentrés du pays, Bakel, arrosé par le fleuve Sénégal, est frontalier de la Mauritanie et du Mali. Il est une zone d’échanges et de transit, mais il souffre paradoxalement de son enclavement, alors que son potentiel agricole est énorme. Lors de son allocution, le président de la République a reconnu, lui-même, que Bakel était le moins doté en infrastructures dans la Vallée du fleuve. C’est pour cela que les représentants des corps de métiers liés à l’agriculture et à l’élevage, du Boundou et du Gadiaga, ont tous axé leur intervention sur le nécessaire effort de l’Etat en vue de résorber le déficit du département en infrastructures de base. Le maire de Bakel, Ibrahima Babel Sall, a ainsi sollicité l’acquisition d’un bac, la construction d’un nouveau forage à Kidira, sans oublier le bitumage et l’assainissement de la capitale départementale. Le président du Conseil départemental a, pour sa part, plaidé pour le désenclavement de l’arrondissement de Kéniéba. Mais c’est surtout le prix de l’électricité qui est revenu dans les doléances : l’énergie est devenue la principale charge des producteurs ou responsables des périmètres irrigués. Certains d’entre eux ont déploré la vétusté de leurs installations comparées à celles des régions de Saint-Louis et de Matam. « La mauvaise qualité » des ouvrages hydrauliques, notamment des canaux d’irrigation. Pour Abdou Khadre Tandia, président des exploitants des périmètres de Bakel, « le Sénégal profond, c’est le pays réel », en exprimant « la frustration » des agriculteurs pour la mauvaise qualité des aménagements et l’insuffisance des équipements agricoles et l’insuffisance des pistes de production. Il a plaidé pour un développement de la mécanisation, la construction de magasins de stockage et la maintenance des ouvrages. Les femmes ont révélé la dureté de leurs conditions de travail, sans oublier de remercier le chef de l’Etat pour « l’effacement» de la dette des paysans auprès de la Caisse nationale de crédit agricole du Sénégal (Cncas). Elles ont particulièrement insisté pour avoir accès à la terre. Cette année, l’hivernage a été largement déficitaire dans le département de Bakel. Une forte doléance a ainsi été adressée au président Macky Sall pour que les populations bénéficient, dans un futur proche, de l’assistance de l’Etat pour la sécurité alimentaire des hommes et du bétail.
Le Soleil
