En conférence de presse, le chef d’état-major général, Honoré Traoré, a précisé qu'un gouvernement de transition sera mis en place pour une durée de douze mois d'ici à l'élection présidentielle.
Le militaire n’a toutefois pas précisé qui prendrait la tête de ce gouvernement de transition. Un couvre-feu a été instauré.
Plutôt, c’est le président Blaise Compaoré qui annonçait la dissolution du gouvernement et l’instauration de l’état de siège.
L’après-midi a été marquée par des négociations entre les autorités et des représentants de l'opposition.
Le général en retraite Kouamé Lougué, ancien ministre de la Défense, limogé en 2003, s’est également illustré en rencontrant l'état-major des armées, dans l'après-midi.
Le Burkina Faso a connu, jeudi, de violents incidents entre les forces de l’ordre et des manifestants qui protestaient contre une modification de l’article 37 de la Constitution.
Cette modification devrait permettre au président Blaise Compaoré de briguer un troisième quinquennat en 2015.
La foule de manifestants a pris d'assaut l'Assemblée nationale et la télévision publique, obligeant le gouvernement à annoncer l’annulation du vote.
Après deux septennats, le chef de l’Etat burkinabé, 63 ans, arrivé au pouvoir par coup d’état, est dans son deuxième quinquennat.
L'Union africaine (UA) a fait état de sa ''profonde préoccupation face à la situation'' et a appelé ''toutes les parties concernées à faire preuve de calme et de la plus grande retenue''.
Le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU pour l’Afrique de l’Ouest (UNOWA) appelle les Bukinabé ‘’au calme et à la retenue et demande aux autorités nationales ainsi qu’à tous les acteurs politiques et de la société civile de tout mettre en œuvre pour éviter le recours à la violence, protéger les populations civiles, et privilégier le dialogue’’.
Mohamed Ibn Chambas est attendu vendredi à Ouagadougou en compagnie de représentants de la CEDEAO et de l’Union Africaine.
De son côté, la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) a appelé au calme et à la retenue, soulignant qu’elle ‘’ne reconnaîtra aucune accession au pouvoir par des voies non constitutionnelles’’.
Dans un communiqué transmis à l’APS, l’organisation régionale ‘’exhorte toutes les forces vives de la nation, notamment l’ensemble des acteurs de la classe politique à privilégier le dialogue dans le but de dégager un consensus politique en vue de parvenir à des élections libres, justes et crédibles, dans le respect des dispositions constitutionnelles’’.
La CEDEAO, ‘’fidèle à ses principes’’, soutient qu’elle ‘’ne reconnaitra aucune accession au pouvoir par des voies non constitutionnelles’’.
APS
