«Pourquoi les forces de la coalition bombardent continuellement cette ville de Kobané (...) pourquoi pas d’autres villes», a demandé M. Erdogan en présence du président François Hollande qui le recevait. Il a notamment cité parmi d’autres villes syriennes Idlib (au nord-ouest du pays).
«On ne parle que de Kobané, qui est à la frontière turque et où il n’y a presque plus personne à part 2.000 combattants», a ajouté le président turc, visiblement très remonté.
«ll n’y a pas que Kobané, M. Erdogan a raison. Il y a d’autres villes qui sont aujourd’hui menacées par Daesh (un des acronymes arabes de l’EI) en Syrie», a répondu M. Hollande affirmant que pour la France «la ville qui est clé parmi toutes, c’est en ce moment Alep», deuxième ville de Syrie (nord).
Toutefois, «même si Kobané a été vidée de sa population, il y a la nécessité de lui apporter les renforts nécessaires et nous faisons là-dessus confiance à la Turquie», a-t-il poursuivi
La Turquie a décidé d’ouvrir sa frontière avec la Syrie aux peshmergas kurdes irakiens pour leur permettre d’aller défendre Kobané contre l’offensive des jihadistes d’EI.
«Nous faisons en sorte d’appuyer comme nous l’avons toujours dit l’Armée libre syrienne et l’opposition démocratique syrienne pour que nous puissions leur apporter tout le soutien nécessaire», a rappelé le président français.
AFP
