Relations commerciales : Le Québec et le Sénégal sur de nouvelles bases
Entre le Québec et le Sénégal, le volume des échanges reste encore très faible. Mais la visite que le Premier ministre québécois, M. Philippe Couillard, a rendue hier à la Chambre de commerce, d’agriculture et d’industrie de Dakar (Cciad) a posé les jalons des nouvelles relations entre le Sénégal et ce pays.
L’avenir de la Francophonie se jouera sur le plan économique, a soutenu hier le Premier ministre québécois Philippe Couillard. Avec ses millions de locuteurs, le francais peut être un trait d’union également dans le domaine économique, estime M. Couillard qui a été dans la matinée d’hier l’hôte de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Dakar (Cciad). Et c’est cette Francophonie des affaires qui a été magnifiée au cours de cette rencontre où le Sénégal a présenté ses atouts aux investisseurs québécois présents en masse à Dakar pour non seulement soutenir la candidature de Mme Michaelle Jean au poste de Secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie, mais aussi pour prospecter des opportunités d’affaires.
Présentant les atouts du Sénégal, Ibrahima Wade, directeur général du Bureau de mise en œuvre du Plan Sénégal émergent (Bosse), a mis l’accent sur la position stratégique du pays, son leadership sous régional et le potentiel qu’il peut offrir en termes de plateforme régionale de services. M. Wade explique qu’avec des objectifs de création de 600 mille nouveaux emplois, les 27 projets phare du Pse seront mis en œuvre par vagues. La première demarrant en 2014 avec des opportunités d’investissement dans plusieurs secteurs. «Les Canadiens sont de facon générale dans le secteur minier et dans l’agriculture, notamment dans la production de maïs. Le Sénégal prévoit dans le cadre du Pse l’installation de corridors céréaliers où nous avons des ambitions très fortes en matière de production de maïs, de riz et de mil. Mais il y a aussi le secteur de l’énergie dans lequel le Québec est un pays qui a un fort potentiel ainsi que le secteur des transports et des infrastructures», détaille le ministre en charge du Pse, Abdoul Aziz Tall.
Si le niveau des échanges entre le Sénégal et le Québec reste très faible, des bases d’une plus grande synergie ont été jetées. «J’ai fait un appel pour que ça ne se limite pas seulement à des déclarations d’intentions et que ça puisse être concrétisé à travers des contrats qui pourraient être signés entre des opérateurs économiques sénégalais et québécois, mais aussi entre l’Etat du Sénégal et d’autres opérateurs dans le cadre des projets du Pse», confie M. Tall au terme de la rencontre.
Accompagné d’une forte délégation, le Premier ministre a souligné que son pays est dans une dynamique de renforcement de ses exportations vers l’Afrique. Entre 2005 et 2012, ces exportations ont crû de 176%. Il a ainsi presenté les atouts de son pays, leader dans le domaine des énergies renouvelables, de l’aérospatiale et de l’éducation, entre autres. Au total, cinq entreprises évoluant dans ces domaines sont venues à la rencontre des hommes d’affaires sénégalais. Parmi elles, l’Université Laval, mais aussi le géant aéronautique Bombardier.
Le Quotidien

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