L’accalmie scolaire notée depuis la signature du procès-verbal entre le gouvernement et les syndicats d’enseignants est partie pour ne durer que le temps d’une rose. En effet, le Grand cadre des syndicats d’enseignants entend se radicaliser et décréter un 7ème plan d’actions pour amener le gouvernement à restituer les ponctions «sauvages» effectuées sur les salaires de certains enseignants.

La sortie du directeur de la Solde, Bayal Niang, annonçant que les montants retenus sur les salaires des enseignants «grévistes» varient entre 125 et 200 mille F Cfa irrite le Grand cadre des syndicats d’enseignants. Le Gcse qualifie cette mesure du gouvernement de ponction «sauvage» et entend poursuivre la lutte pour la restitution des montants ponctionnés sur les salaires de leurs camarades. Pour ce faire, Oumar Waly Zoumarou, vice-coordonnateur du Gcse et Cie tendent inéluctablement vers un 7ème plan d’actions qui s’articulera autour du boycott des évaluations et des examens. «La sortie du directeur de la Solde est ahurissante. Une ponction doit respecter la règle. Il aurait coupé sans dépasser le tiers du salaire», a t-il soutenu.

Avant de renseigner: «une ponction allant jusqu’à 200.000 F Cfa veut dire que l’enseignant à un salaire de 600 000 F Cfa. Ce qui est anormal dans la mesure où du préscolaire au secondaire aucun enseignant, craie en main, ne perçoit un tel salaire. Faire ponctionner 200.000 F Cfa sur le salaire d’un enseignant relève du sabotage, de l’anarchie». Pour le Secrétaire général du Syndicat des enseignants libres du Sénégal/Originel (Sels/O), «c’est un vol organisé et orchestré par le ministre de l’Education sensé fournir des informations au ministère de l’Economie et des Finances».

Les organisations syndicales réunies autour du Gcse vont se réunir dans les prochains jours en plénière pour stabiliser les directives inscrites dans le Procès-verbal signé. Elles soutiennent être toujours en attente d’une réaction de la part du gouvernement, notamment sur la question de l’indemnité de logement suspendue jusque-là aux résultats d’une étude en cours sur le système de rémunération des agents de l’Etat.

Oumar Waly Zoumarou relève, à cet effet, que le pré-rapport de cette étude n’est toujours pas disponible. Aussi dénonce-t-il le fait que, selon ses informations, plusieurs grilles de celle-ci ne sont pas encore communiquées faute d’informations.

«Nous sommes dans une période d’attente des réponses» conformément aux engagements gouvernement dans le Procès-verbal. «Aucun acte majeur n’est encore posé par le gouvernement pour matérialiser la stabilité du système marqué par la signature du Procès-verbal», peste M. Zoumarou. Avant de poursuivre: «c’est le cas aussi des lenteurs administratives avec des actes qui sortent au compte goute. Nous n’avons rien reçu de concret sur la question de la formation diplômante. De ce fait, nous tendons inéluctablement vers un 7ème plan d’actions».

«Le gouvernement affiche une volonté manifeste de fouler au pied la stabilité précaire décrochée grâce aux engagements du Premier ministre», signale le secrétaire général du Sels/O. Toujours est-il que le président de la République Macky Sall a donné, lors du conseil des ministres, des «instructions fermes pour que les retenues soient immédiatement payées par ‘’émission spéciale’’», a révélé le journal Le Populaire dans son édition de jeudi.
Sud Quotidien

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