L’inaccessibilité à l’eau et à l’assainissement pèse négativement sur la croissance économique de plusieurs pays en Afrique de l’Ouest. C’est ce que révèle un document de WaterAid et de World Vision parvenu à notre rédaction.
Les représentations régionales de WaterAid et World Vision en Afrique de l’Ouest demandent aux gouvernements de fournir plus d’efforts pour la réalisation de l’accès universel à l’eau potable et à l’amélioration de l’accès aux meilleurs services d’hygiène et de l’assainissement. « La célébration aujourd’hui de la 22ème Journée mondiale de l’eau offre l’occasion aux bureaux régionaux de WaterAid et World Vision Afrique de l’ouest de lancer un appel aux dirigeants concernés pour appuyer l’ambitieux objectif sur l’accès aux services d’eau, hygiène et assainissement pour tout ouest africain d’ici à l’an 2030 », lit-on dans un communiqué parvenu à la rédaction.
Ces deux organisations justifient leur prise de position par le nombre important des personnes qui n’ont pas accès à cette ressource vitale ni aux ouvrages d’assainissement. En Afrique de l’ouest 102 millions de personnes ont des problèmes pour avoir l’eau potable alors que 244 millions d’Africains ont des contraintes d’accès aux ouvrages d’assainissement. « Ces chiffres retardent le développement dans la mesure où ils prennent annuellement 5% du Pib des pays. Aussi, cette situation est la cause principale des maladies diarrhéiques qui ont coûté la vie à 400.000 enfants par an au cours des dernières années », indique le communiqué. Selon la directrice régionale de WaterAid, Mariame Dem, les statistiques de 102 millions de nos compatriotes ouest africains sans accès à l’eau potable et l’assainissement montrent que le chemin est encore long. Surtout que plus de 1.000 enfants africains de moins de cinq ans meurent chaque jour par manque d’eau et d’assainissement. L’échec, soutient, Mariame Dem, n’est pas permise aux africains. « Les africains ont conscience et comprennent que le manque d’eau et d’assainissement porte préjudice à leur santé, productivité économique, l’éducation de leurs enfants, et aux droits des femmes », ajoute la directrice régionale de World Vision en Afrique de l’ouest, Esther Lehmann.
Le Soleil
Enregistrer un commentaire