La réaction ne s’est pas fait attendre. Juste après la déclaration du représentant résident du Fmi au Sénégal, recommandant à notre pays de supprimer certaines agences nationales, les syndicalistes réagissent et condamnent ces propos aux conséquences sociales désastreuses.

Le Syndicat national des cadres et employés de l’administration publique (Synecap) réagit aux propos de Boileau Loko, représentant résident du Fmi au Sénégal. Dans un communiqué, le Synecap condamne la déclaration de M. Loko qui exige de l’Etat du Sénégal la poursuite de la suppression de certaines agences nationales. Pour ces travailleurs, cette déclaration pose les jalons de l’élaboration d’une stratégie aux conséquences sociales désastreuses pour le pays.
Redoutant le syndrome des ex-employés du Fnpj, de l’Anej, de l’Anama et de l’Ajeb, le syndicat attire l’attention de tous les employés en activité et les invite à se rapprocher du Synecap afin, indique-t-il, de leur épargner un drame humain.
Les syndicalistes alertent et exigent de l’Etat que toute «réduction du nombre d’agences par fusion ou suppression en fonction des résultats de leur évaluation fasse l’objet d’une négociation entre l’Etat et le syndicat», lit-on dans le communiqué. Ce, notent-ils, en vue d’une prise en charge des conséquences sociales qui en découleraient. «Nous demandons que les employés des agences qui seront dissoutes soient affectés à d’autres postes», exige le secrétaire général du Synecap, Mactar Dabo. Et pour bien mener cette procédure, le syndicaliste réclame la mise en place d’une commission bipartite entre le ministère de l’Economie, des finances et du plan, et le syndicat, élargie aux corps de contrôle de l’Etat (Assemblée nationale, Ige, Cours des comptes, Armp, Ofnac etc…) afin d’élaborer un guide harmonisé et adapté des textes relatifs à la gestion axée sur les résultats des structures publiques.
Il demande également que toute personne admise à faire valoir ses droits à la retraitée ne soit plus éligible à la nomination aux responsabilités de directeur des établissements publics, de sociétés et d’agences ou de directions nationales et ne soit pas recyclable dans les entreprises des secteurs parapublics sous forme de contrats spéciaux ou de contrats de prestation de service.
Enfin, le Synecap demande la révision de la loi portant statut général des fonctionnaires pour l’adapter aux réalités du nouveau management public de l’Etat, que la promotion des cadres de l’Administration publique aux responsabilités de directeurs nationaux soit basée sur le critère de l’expérience et du mérite.
Le Quotidien

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